samedi 9 juin 2018

En mode survie

Le week-end de Pentecôte a été une bonne première expérience pour moi. La Société de Secours (organisation mondiale des femmes de l'église) de Paris organisait un camp sur deux jours avec les jeunes filles. Chaque sœur était invitée et depuis plusieurs mois on se préparait dans nos villes pour cette sortie. Le thème étant "le sac de survie", on devait être prête avec notre sac, soit le faire, soit le vérifier et aussi en forme physiquement! Personnellement, je n'ai pas pu assister aux activités préparatoires les mois précédents, sauf la semaine d'avant, pour faire le point sur le programme et notre sac. Dès que l'annonce avait été faite (je crois en septembre), j'ai noté cela au coin de ma tête et je voulais vraiment y aller. En plus, comme c'était un week-end férié, pas de problème pour garder les enfants, Franck s'en chargerait. A vrai dire, j'ai toujours voulu faire une randonnée avec le sac de survie et c'était l'occasion. Là, en plus, il y avait une nuit en tente!

Ce n'est que deux jours avant le départ, que j'ai pu faire le point sur le contenu de mon sac. Il était déjà fait, mais j'avais besoin de l'alléger, puisqu'il faisait 14 kg! J'ai donc dû garder le nécessaire pour que ce soit transportable. Le but était aussi de manger ce qu'on a dans son sac et je voulais jouer le jeu jusqu'au bout (en emmenant tout de même du pain...). Après avoir enlevé ce dont je n'avais pas besoin pour cette sortie, mon sac ne pesait que 2kg de moins... 
Ce camp était aussi l'occasion de voir ce qui allait ou pas et de faire les ajustements nécessaires par la suite.

Comme nous n'avons pas de tente, Jacqueline m'a prêtée la sienne et comme c'est une "petite" deux places, j'y ai dormi seule, ce qui était déjà plus confortable. J'avoue que je m'attendais de toutes façons à ne pas dormir de la nuit. La dernière fois que j'avais fait du camping, j'avais 18 ans (il y a vingt ans!) et depuis j'ai vraiment des habitudes de sommeil bien particulières. Bien sûr, je ne pouvais pas emmener mon traversin, ma couette...etc; j'ai quand même pris mon oreiller. C'est la seule partie du séjour qui m'inquiétait un peu mais une fois de plus, je voulais vraiment faire l'expérience à fond.

Pour que tout soit  prêt, je devais aussi plier cette fameuse tente 2 secondes. Comme on dit toujours, "2 secondes à déplier, 2h à replier". J'ai donc cherché un tuto sur YouTube (ce qui m'a évité de me déplacer jusqu'à Decathlon) et l'explication très claire que j'y ai trouvée, m'a permis de plier la tente en 40 secondes :)
En fait, il y a juste une subtilité à connaître pour y arriver, et pouvoir plier ce cercle en 8 au sol, pour ensuite le replier en deux et le ranger dans sa housse: il faut tourner le cercle pour que la sangle se retrouve sur le côté et non pas en bas, comme elle est à la première étape. Bref! J'avais réussi et j'étais bien contente. Le matelas gonflable et la pompe et tout était prêt pour dimanche.

Je me réjouissais de faire une sortie entre filles sur deux jours, sans les enfants et dans la nature. Après les réunions du dimanche matin, on a réparti nos bagages dans les voitures, on s'est changée, on a pris un pique-nique vite fait et nous voilà parties, direction le camping des Boucles de Seine.



Arrivées sur place, on est dirigé sur site, on débarrasse nos affaires, on attend les instructions pour monter nos tentes. Le programme de la soirée : installation, ateliers divers sur le thème de la survie, repas pris du sac, coin de feu, veillée autour du barbecue avec des chamallows.

Comme promis, ma tente est dépliée en 2 secondes. Après il faut bien sûr enfoncer les piquets mais on peut dire que le montage a été assez rapide. Gonflage du matelas, dépliage du sac de couchage et j'ai fini. Chouette non?!



Nous sommes ensuite réparties en groupe et nous participons à deux ateliers. Le premier sera sur la nourriture de survie. J'ai bien aimé le mémo de la règle des 3. On ne peut pas survivre : 3s sans respirer, 3h sans protection (chaud, froid), 3 jours sans boire, 3x3 jours sans dormir, 3 semaines sans manger, 3 mois sans contact social. Cela permet de voir quelles doivent être nos priorités. Puis, on a parlé des différents moyens de manger, en survie : dans son sac et dans la nature. Et c'est là qu'on en vient à parler des insectes. Déjà, apparemment on en ingère 500g par an , soit dans la nourriture soit en vélo, la bouche ouverte ;) lol...Bon, ensuite, il paraît que c'est la nourriture de demain. Il y a déjà 90 pays qui en consomment quotidiennement. Je dois dire que cela m'a toujours répugnée et je me suis dis "jamais!" Mais là, il y avait un défi et moi qui aime les défis, eh bien j'ai tenté! La personne qui présentait l'atelier, avait apporté des insectes "préparés" (marque Jimini's).

Dans le groupe il y avait une sœur d'origine africaine qui a déjà mangé des insectes dans son pays et qui disait que ce n'était pas du tout le même goût, donc qu'on ne pouvait pas se faire une idée réaliste. Dans cette fabrication, ils ont ajouté des arômes, ce qui fait qu'on a l'impression de manger des apéros saveurs épices. Alors, voilà, j'ai mangé un grillon et un criquet.


Le deuxième atelier était sur l'orientation, avec un parallèle avec la boussole qu'est le Saint-Esprit et l'évangile dans notre vie.

Puis, repas. Je sors donc de mon sac, ma boîte de sardines, mon sachet de soupe et mon pain. Heureusement qu'il y avait des réchaud car je n'en ai pas encore dans mon sac. C'était super de manger une soupe chaude et des sandwichs à la sardine.

Tous ces moments étaient d'autant plus agréables, qu'il y avait ici une sœur tahitienne et son ukulélé qui a chanté et joué tout le week-end. Comme un air de vacances! Le temps était aussi avec nous et franchement on a eu de la chance qu'il fasse si beau (mais pas trop chaud) pendant ces deux jours.

Le coin de feu a été donné par le patriarche du pieu qui a parlé des douze tribus d'Israël. C'était très intéressant, peut-être un peu long car la journée avait été bien remplie et vers 21h je commençais à m'assoupir. Mais le barbecue était en marche et on a bientôt pu partager des marshmallows grillés en sandwich dans un petit beurre (je ne connaissais pas cette recette, connue sous le nom de S'mores). Bon, ultra écœurant, ultra sucré mais on en profite quand même...

Il est temps de rejoindre sa tente. Un passage aux sanitaires pour les dents, c'est là que je me rends compte que ma lampe de poche est naze (elle a fini à la poubelle à mon retour) et que je m'achèterai probablement une lampe frontale à l'occasion...

Je retrouve mon "lit" et me rends compte que mon matelas est tout dégonflé (??!!!). Après l'avoir regonflé (à la bouche du coup), je m'installe et lis un peu avant de dormir. On n'est pas si mal...

Bon, c'était juste le temps de la lecture parce qu'en fait j'ai dû dormir 30 minutes en tout et pour tout... Déjà, heureusement que j'avais pris mes boules Quiès car il en avait qui parlait et riait encore tard dans la nuit, plus des feux d'artifices un peu plus loin et de la musique dans un autre camp. Et puis, mon matelas s'est dégonflé toute la nuit, j'ai eu froid (on dit qu'il ne faut pas trop se couvrir dans son sac mais j'ai dû carrément m'habiller plus chaud au milieu de la nuit). Vers 5h, je regonfle mon matelas un peu, histoire de dormir encore 2h, mais je n'ai pas vraiment réussi. J'ai même rajouté ma couverture de survie pour avoir plus chaud. Finalement, j'attendais l'heure de me lever avec impatience, car comme c'est long une nuit sans trouver le sommeil!

En tout cas, c'était super le matin dans ma tente, d'entendre juste les oiseaux, au calme, avec les lumières de l'aurore.

Je devais avoir une drôle de tête quand je suis sortie de ma tente mais après une petite toilette, ça allait déjà mieux. Un petit déjeuner rapide, avec une pom'pote, des biscuits et de l'eau, et je retrouve les autres. Apparemment je n'étais pas la seule à avoir mal dormi. Mais Christel qui avait expérimenté son nouveau hamac, a finalement bien dormi, malgré les oiseaux qui ont piaillé toute la nuit!

Je vide ensuite ma tente et n'a aucun regret à jeter mon matelas, qui visiblement n'est plus au top...

Je n'attends pas qu'elle soit sèche pour replier ma tente et vais ensuite aider pratiquement toutes celles qui avait des tentes de ce genre et qui n'arrivaient pas à les replier. Je suis devenue l'experte du pliage de tente, de la deux places à la six places :).
 

Quand le camp a été rangé, on s'est préparée pour notre randonnée autour du lac. J'ai de nouveau allégé un peu mon sac en mettant quelques affaires dans la voiture. On a été quelques unes à prendre nos sacs de survie avec nous, mais la plupart sont parties sans rien.
Pour moi, c'était le challenge que je voulais me lancer. Le cadre était superbe et c'était vraiment agréable de marcher là-bas et faire plus connaissance avec d'autres sœurs sur le chemin. Nous avons fait 5km autour du lac, c'était plat mais le sac est devenu assez lourd finalement vers la fin. J'avais hâte de m'asseoir et de grignoter un morceau (la collation du matin n'avait pas été suffisante). Après nous être dit au revoir (et à l'année prochaine pour une deuxième activité de ce genre!), nous sommes toutes reparties dans nos voitures. Au bout de quelque temps, je me suis vraiment endormie à l'arrière, je n'avais pas eu mes heures de sommeil.

J'étais ravie de ce séjour et je suis partante pour l'année prochaine. J'ai pu faire quelques changements dans mon sac pour le rendre plus pratique et moins lourd, ainsi que ceux du reste de la famille. Une bonne douche à mon arrivée m'a fait du bien et le soir, j'étais vraiment contente de retrouver mon lit; j'ai bien dormi. Une longue semaine m'attendais ensuite. Je suis reconnaissante de faire partie de cette organisation de femmes et de pouvoir partager ces moments amicaux et spirituelles avec toutes ces sœurs. Je suis également reconnaissante des instructions et conseils que nous avons, comme la préparation de ce sac de survie, qui nous permet de montrer notre obéissance et de se sentir confiant, car préparé.

jeudi 7 juin 2018

Les sorties scolaires

Cette année, l'école a voulu innover en faisant des sorties sur deux jours pour toutes les classes du Primaire. Tous les deux ans, il y a une classe découverte d'une semaine pour les plus grands, mais ainsi, ils voulaient habituer les enfants (et les parents) à une nuit à l'extérieur de chez eux.

Ainsi, Thomas et Timothée ont eu tous deux une sortie de leur côté. Il est vrai qu'ils sont habitués à découcher mais à part Thomas une fois chez un copain, ils n'avaient jamais dormi en dehors de la famille.

En mars, Thomas et les CM2 sont donc partis au château de Chambord, puis au parc de Beauval. L'annonce de l'horaire de départ a été assez rude, rendez-vous à 5h un jeudi matin! Mais on était là, à peu près réveillé, avec tous les autres parents et les enseignants prêts à partir. Thomas qui avait déjà participé à la classe découverte en CE2 n'était pas vraiment stressé mais un peu excité de partir loin pendant deux jours.

Après un arrêt pour le petit déjeuner, ils arrivent à Chambord en fin de matinée.
 

Le temps de faire un petit tour dans le château, ils prennent un pique-nique et font quelques jeux avant l'activité prévue en début d'après-midi.

Sa maîtresse, Mme Parfouru, à gauche

Au programme, ils organisent la chambre du roi pour sa vie quotidienne. Je trouve que cet exercice est bien intéressant! On se retrouve dans une pièce vide et on doit tout installer pour le roi. Je crois qu'ils ont beaucoup aimé, à en croire les vidéos transmises par les maîtresses. Thomas et son groupe devaient construire un vaisselier.




Après ce bel après-midi et une dernière photo, direction le centre de séjour où ils passeront la nuit. Chacun doit faire son lit :)



Le soir, après le repas, une courte veillée est organisée, où les élèves peuvent intervenir pour imiter des événements de la journée passée. Thomas a imité le dortoir.

Je pense qu'ensuite tout le monde a vite trouvé le sommeil, depuis seize heures qu'ils étaient debout!

Le lendemain matin, on défait son lit, on fait une petite toilette, on reconstitue sa valise et direction le parc de Beauval, un des plus beaux parcs de France.

Par petits groupes, ils font tout d'abord une visite libre du zoo.



 Il paraît que c'est assez rare de voir les koalas et surtout, manger, et c'était chouette de pouvoir assister à cela!

Puis après le déjeuner (au centre), un atelier est organisé sur le thème "Naître, grandir.... un vrai défi!". Ils ont eu la chance de voir Yuan Meng, le bébé panda, né en août dernier.

Avant de partir, un petit tour au magasin de souvenirs. J'avais donné 10€ à Thomas pour qu'il puisse s'acheter quelque chose. Il est revenu avec un porte-clé panda, un crayon à papier du château, et une carte de Chambord pour me remercier pour les sous. Comme à son habitude, il y a toujours un cadeau pour quelqu'un...



Il est temps de repartir après un bref goûter. Sur le chemin du retour, pause repas puis arrivée à 22h. Il était fatigué mais ravi de son séjour et de ses achats. Il était impatient de nous raconter tout cela et nous étions contents de le revoir. Heureusement, le lendemain c'était samedi et il a pu se reposer. Pour ma part, j'ai eu du mal me remettre de mon réveil la veille à 4h45...

Un mois plus tard, c'était au tour de Timothée de partir avec les CE1 et CE2. Pour eux, la destination était un peu plus proche, puisqu'ils allaient à Caen. Au départ, le trajet devait se faire en train, et cela aurait été chouette car il ne l'a encore jamais pris. Mais à cause ds grèves de ces derniers mois, ils ont dû se rabattre sur le car, carrément moins cool :) Dans tous les cas, le principal c'était le séjour sur place et Timothée était très content de partir.

J'avoue que moi, j'ai eu un pincement quand le car est parti. C'était la première fois qu'il partait ainsi "tout seul" et contrairement aux autres, la séparation est peu plus dur dans ce cas-là. Mais je n'étais pas inquiète et même s'il restait un peu accroché en me disant au revoir, il est parti sans problème et je savais que ce séjour serait une bonne expérience.

Ils sont arrivés à l'école St Joseph à Caen à 10h, là où ils passeront la nuit. On trouve sa chambre, on dépose ses valises. Timothée est dans la chambre 205 avec son copain Léon.

Puis direction le Jardin des Plantes. Plusieurs ateliers sont prévus : visite des serres, atelier semis, jeux dans la vallée des jardins.

Après la pause déjeuner, il y a de nouveau des ateliers en groupe : jeu de piste et atelier sportif.

Ils partent ensuite au Château de Caen à pied. Là encore, tout est bien organisé pour les classes. Tout d'abord une visite guidée du château, un jeu de piste avec un livret à remplir, une animation au musée des Beaux-Arts sur le thème de l'architecture au Moyen-Age.


Après le goûter, direction l'école St Joseph. Il est 17h30, la journée n'est pas terminée mais a déjà été bien riche! Un temps pour sa toilette, de petits jeux et on se retrouve tous dans le réfectoire.


Avant de rejoindre sa chambre, un moment de détente en extérieur avec de petits jeux, des histoires, des chants. La nuit a sûrement été la bienvenue pour tout le monde!

Le lendemain, vendredi, petit déjeuner, on défait son lit, on prépare son sac, puis départ pour l'Abbaye aux hommes. Une visite est organisée, ainsi que la découverte de certaines rues, maisons à pans de bois...etc.









Encore un trajet à pied pour le déjeuner à l'école St Joseph, puis c'est le bus de ville que tout le monde prend, pour la Colline aux oiseaux.
Nous y étions allés quand les garçons étaient petits pour une activité de la Primaire et c'est un endroit vraiment chouette! En plus, ils ont vraiment eu beau temps pendant ces deux jours, même assez chaud!

Vers 16h30, je retrouve mon Timothée sur les marches de l'escalier devant l'église au centre ville, en train de prendre son goûter, avec tous les autres élèves et enseignants, bien heureux de cette sortie et bien fatigués aussi! Timothée n'est pas très bavard tout de suite, et je le laisse me raconter au fur et à mesure, sans le bombarder de questions, même si j'en ai pleins en tête! Un peu frustrée peut-être de ne pas en savoir plus et de ne pas avoir de photos tout de suite (je ne les ai que depuis avant hier). D'après la maîtresse ça s'est bien passé, il est resté à côté d'elle et n'a pas couru partout. Lui nous dit qu'il est ravi de son séjour et nous raconte par ci par là les différents moments, surtout le numéro de sa chambre, qui dormait dans celle d'en face, à côté de qui il était assis dans le car...etc.

On peut dire que cette sortie m'a vraiment rassurée quant à la classe découverte à laquelle il participera dans deux ans. D'ici là, on a encore le temps de s'y préparer mais je suis vraiment fier de lui, de s'adapter à ces changements et de profiter de ces moments de découverte avec ses camarades.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...